Les profs font leur show

Les profs font leur show

 

SARAH KAHANE, violon et violon alto

 

Les profs font leur show
ERNESTO ROMERO, flûte traversière

 

Les profs font leur show

Lorsque les musiciens arrivent au collège Pierre Mendès France dans le 20°, la récréation bat son plein. Les élèves sont dans la cour, déchainés. Dans l’immédiat, difficile de les imaginer concentrés avec des instruments de musique entre les mains.

Quelques minutes plus tard, dans la salle de musique, Ernesto Romero, professeur de musique, accompagné de Marina Chamot-Leguay, flûtiste, Anna Brugger, altiste et Étienne Cardoze, violoncelliste, accordent violons, altos et violoncelles et mettent un dernier coup de colophane sur les archets avant de voir les élèves de 6ème et 5ème passer la porte. Ernesto, armé de sa baguette de chef d’orchestre et d’une patience sans faille, les installe, distribue les instruments, rassemble les pupitres et répond aux dernières questions. La répétition peut commencer. La flûtiste entame la mélodie, suivi de près par l’orchestre d’élèves. La magie opère : les enfants excités de la cour de récré se transforment en apprentis-musiciens. Ernesto dirige le groupe tout en souplesse et fermeté : jouer les solos, c’est pour ceux qui le veulent. Par contre, le silence, c’est la condition sine qua non pour commencer. Et ça marche. Les élèves jouent à l’unisson, attentifs à leurs gestes. Les musiciens professionnels ponctuent la répétition de petits conseils : tenir la position du corps sur la durée, bien positionner son violon sur le côté afin de gagner en amplitude, prolonger le son… Mise en pratique sur le fameux 2ème mouvement de la 7ème symphonie de Beethoven.

À la fin de la séance, les élèves, dont la pratique instrumentale date seulement du début de l’année scolaire, se sentent déjà plus à l’aise : « On joue moins fort et on apprend à s’écouter. » La fin de l’année approche, on sent une petite pression qui monte : « C’est quand déjà le concert ? - Bientôt, le 22 juin », répond Ernesto en souriant. Un dernier extrait et Etienne, violoncelliste, les encourage : « Ça sonne bien et il y a de belles couleurs ». On parie qu’ils seront prêts.

Émilie Tachdjian, chargée de communication

http://www.orchestredechambredeparis.com/un-orchestre-a-cordes-au-college/

Les profs font leur show
Les profs font leur show
 JEAN-MICHEL BOQUILLON, guitare

 

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SACHA LE ROY, guitare, guitare basse

 

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 https://www.facebook.com/synapseprogb...

https://www.asso-lpe.fr/post/lpe-rencontre-avec-sacha-leroy?fbclid=IwAR3UdiPjZE5Zw7R_huhIjSR3oySGC3tsyI9CIXk4tEwFuz1p1bTFlvPV5f4
 

Synapse

Impulse

par Dan Tordjman dans metal progressif rock.

A ceux qui étaient présents lors de la première date parisienne de Dead Letter Circus en 2016, le nom de Synapse n’est pas inconnu. Ce groupe était, en effet, présent en ouverture des Australiens, aux côtés également de DispersE et The Shiver. Et les franciliens, menés à l’époque notamment par Romain Le Bihan, nous avaient fait très forte impression avec son bassiste et guitariste, tous deux véritables acrobates sur leur manche. Depuis, Romain Le Bihan s’en est allé pousser la chansonnette chez GaidjinN et a été remplacé par Thomas Valentin. Avec cette formation, le groupe propose donc Impulse.

Ce mini-CD composé de six titres dont deux instrumentaux nous peint le portrait d’un groupe aux membres musicalement bien élevés, qui brassent très large. Malgré des riffs à la sept-cordes bien ciselés par Alex Sacleux, le Jazz-Rock a le droit de cité notamment grâce à Sacha le Roy, véritable virtuose de la basse qui ferait passer Les Claypool et Geddy Lee pour des gamins jouant avec leurs pelles de bac à sable. Tenez, écoutez « Sven Lilla Aventyr » et vous verrez que sa palette et son jeu remplissent l’espace à merveille. On en viendrait presqu’à oublier qu’il n’y a qu’une guitare au sein de Synapse. Mais résumer le groupe à la virtuosité de ses membres ne serait pas mettre en lumière leur talent de composition. Tout en restant progressif, on a droit à des refrains très accrocheurs, comme celui « The Stream La guitare rappelle étrangement celle d’Andromeda sur « The Words Unspoken », le reste est une déferlante de riffs bien gras, qui représente le côté démoniaque de Synapse, celui sur lequel on aime décoincer ses cervicales.

Et qui dit facette démoniaque dit, forcément, facette angélique, que l’on retrouve sur « Forgotten » avec ses lignes de chant qui restent dans la tête. Une jolie ballade aux accents subtils, sur laquelle, une fois encore, la basse de Sacha Le Roy est reine.

On parlait de largesse d’esprit un peu plus haut, l’instrumental « Dog Punk » en est un parfait exemple, avec son rythme enlevé et ses unissons basse / guitare, rappelant les heures glorieuses de Dream Theater. « Memories », chargé de clore Impulse, attrape l’oreille avec son riff lourd, épais et consistant avant d’enchaîner sur des couplets plus aérés puis un refrain aux relents non déplaisants d’ Iron Maiden période Somewhere In Time.

A coup sûr, Synapse sait séduire son auditoire et, d’ailleurs, au moment où l’auteur de ces lignes écrit sa conclusion, il se fait la remarque de l’absence de claviers et se dit que ça ne l’a pas réellement choqué ! Si ça, ce n’est pas un tour de passe-passe ! En résumé, ce groupe a absolument tout pour se faire une place à l’échelle hexagonale et s’inscrit dans la grande lignée des groupes à quatre membres (faut-il en citer ? Vraiment ? Queen, Pantera , U2, Extreme, Black Sabbath, Van Halen, …) qui ont su mettre des fessées à des gamins qui, par la suite, ont tous pris un instrument dans leurs mains. C’est ce qu’on appelle le talent, et il apparaît clair que via l’effet magique d’Impulse, Synapse en a beaucoup à revendre.

 
 
 
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